Journée mondiale des sages-femmes : les chiffres clés

En 2026, la naissance revient au cœur des débats. Entre tensions dans les maternités, fermetures de structures de proximité et nouvelles discussions autour du statut des sages-femmes, la profession reste en première ligne. À l’occasion de leur journée nationale, coup de projecteur sur ces actrices essentielles de la santé des femmes, à travers des chiffres qui disent tout de leur rôle… et des défis qu’elles affrontent.

Métier de sage-femme : rôle, missions et compétences clés 

Le métier de sage-femme est l’un des plus anciens au monde : il est officiellement reconnu en France depuis le XVIIe siècle, avec une structuration progressive de la formation dès 1630 sous l’impulsion de Louise Bourgeois, sage-femme de Marie de Médicis.

Aujourd’hui, la profession reste très majoritairement féminine. En France, on compte environ 24 000 sages-femmes en exercice, selon les dernières données de la DREES. Parmi elles, près de 97 % sont des femmes, même si la part des hommes progresse lentement : ils représentent environ 3 % de la profession, un chiffre en hausse constante depuis les années 2000.

Chaque année, ce sont près de 800 000 naissances qui sont accompagnées par ces professionnelles de santé, en maternité, en libéral ou en structures de protection maternelle et infantile (PMI).

Longtemps cantonnée à l’accouchement, leur mission s’est considérablement élargie. Suivi gynécologique de prévention, prescription de contraception, accompagnement à la parentalité, suivi postnatal : les sages-femmes occupent désormais une place clé dans le parcours de soins des femmes, bien au-delà de la naissance.

Des responsabilités élevées, une reconnaissance encore incomplète

Profession médicale à part entière depuis 1945, les sages-femmes assurent des actes à haute responsabilité. Elles peuvent suivre des grossesses physiologiques en toute autonomie et détecter les complications nécessitant une prise en charge médicale.

Côté rémunération, la réalité reste contrastée. À l’hôpital public, une sage-femme débutante gagne environ 2 000 à 2 200 euros nets par mois, primes incluses. En fin de carrière, le salaire peut atteindre 3 500 euros nets mensuels. En libéral, les revenus sont très variables, dépendant du volume d’activité, la profession dénonce régulièrement une rémunération insuffisante au regard des responsabilités exercées.

Malgré plusieurs mouvements de grève ces dernières années, les sages-femmes continuent de réclamer une meilleure reconnaissance de leur statut médical, ainsi qu’une revalorisation salariale. En 2021, après une mobilisation nationale, une revalorisation de 183 euros nets mensuels a été accordée dans le cadre du Ségur de la santé, jugée encore insuffisante par une grande partie de la profession.

Sages-femmes : les chiffres clés à retenir

  • ≈ 24 000 sages-femmes en exercice en France (DREES)
  • 97 % de femmes / 3 % d’hommes dans la profession
  • ≈ 800 000 naissances accompagnées chaque année
  • Métier reconnu et structuré en France depuis le XVIIe siècle (vers 1630)
  • Statut de profession médicale depuis 1945

Rémunération

  • Début de carrière (hôpital) : ≈ 2 000 à 2 200 € nets / mois
  • Fin de carrière : jusqu’à ≈ 3 500 € nets / mois
  • Revalorisation Ségur (2021) : +183 € nets / mois

Formation

  • 5 années d’études après le bac (parcours universitaire avec PASS/LAS puis école de maïeutique)

Évolution du métier

  • Compétences élargies : suivi gynécologique, contraception, prévention, post-partum
  • Exercice varié : maternité, libéral, PMI, hospitalier

Crédit photo @Christian Bowen