C’est la journée internationale de la santé mentale : que faut-il retenir?

Près de 1,2 milliard de personnes dans le monde vivent aujourd’hui avec un trouble mental selon l’OMS, soit environ une personne sur sept. Alors que les troubles anxieux et dépressifs explosent, une impasse persiste dans nos quotidiens : analyser scientifiquement son épuisement ne garantit jamais son apaisement physique. À l’approche de la Journée internationale de la santé mentale ce 10 octobre, il devient urgent de dépasser la simple compréhension intellectuelle pour réinvestir le corps. C’est tout le combat du festival Facettes, qui déploie sa 5e édition les 17 et 18 octobre prochains.

L’illusion de la rationalité face au surmenage corporel

Comprendre intellectuellement qu’on traverse une phase d’épuisement ne suffit pas à désactiver les alarmes du système nerveux. Le stress et l’anxiété s’impriment directement dans la biologie, la respiration et la fréquence cardiaque, restant totalement étanches aux simples injonctions de la volonté. Cette dissociation profonde entre le mental et le physique explique pourquoi tant de personnes restent prisonnières d’un état d’alerte permanent, malgré une conscience aiguë de leur situation. Pour dénouer ces blocages somatiques, l’expérimentation de voies incarnées, artistiques et relationnelles est primordiale.

Une initiative portée par la jeunesse pour transformer la prévention

Salué par l’OMS comme une démarche innovante et particulièrement efficace pour lutter contre la stigmatisation, le festival Facettes casse les figures imposées du soin traditionnel. Conçu par et pour les jeunes, l’événement privilégie une approche directe, créative et inclusive du bien-être psychique. L’ambition est d’offrir un espace d’expression libre où la parole se désamorce sans tabou et où la santé mentale s’aborde à travers des expériences partagées, artistiques et immersives.

Une programmation ancrée dans les réalités contemporaines

Cette 5e édition propose un parcours complet d’échanges et de performances axé sur la libération des tensions et la déconstruction des injonctions. La rencontre « Éduquer sans violence : une autre voie est possible », animée par Catherine Gueguen et Stéphanie d’Esclaibes du podcast Les Adultes de Demain, réinterrogera les fondements de la parentalité et le respect des émotions. La table ronde « Faire des enfants ou pas : qui décide vraiment ? », avec Johanna-Soraya Benamrouche et Bettina Zourli sous la modération de Christelle Tissot, questionnera la pression sociale liées aux choix intimes. Enfin, la création pluridisciplinaire « Vers la violence », menée par Blandine Rinkel, Marguerite Boulanger et Clément Gyselinck, liera texte, dessin en direct et danse pour donner une forme sensible et corporelle aux mécanismes de l’amour et de la peur.

Crédit photo : Festival Facettes / @Alice Reboullet