Fondatrice de l’agence ALICE & COW et créatrice du podcast à succès L’Empreinte, numéro 1 en France sur la RSE avec plus d’un million d’écoutes, Alice Vachet s’est imposée comme une figure incontournable de la communication engagée. Après un parcours brillant au sein de grands groupes comme Canal+ et Carrefour, elle met aujourd’hui son expertise digitale au service des marques et des organisations pour valoriser leurs impacts positifs. Reconnue pour sa maîtrise exceptionnelle des réseaux sociaux, elle a notamment orchestré des campagnes d’envergure ayant atteint plus de 13 millions de personnes. Mais derrière cette réussite professionnelle impressionnante et son énergie débordante se cache aussi une femme au parcours personnel profondément inspirant. Son histoire, marquée par des défis de santé qu’elle a su transformer en forces, témoigne d’une résilience remarquable qui force l’admiration.

De l’ombre des diagnostics au miracle de la maternité

Après des années de luttes personnelles marquées par des troubles du comportement alimentaire dès le plus jeune âge, Alice Vachet vivait avec une certitude médicale pesante. En sous-poids constant et en aménorrhée depuis ses 18 ans, les spécialistes lui assuraient qu’elle ne pourrait jamais concevoir. Pourtant, moins d’un an après sa rencontre avec Renaud, l’impossible s’est produit : une grossesse surprise, venue balayer des années de certitudes.

Ce parcours n’a pas été un long fleuve tranquille. En raison de sa maigreur, Alice a bénéficié d’un suivi rapproché à l’hôpital Necker face aux risques de prématurité. Entre d’importantes contractions dès octobre l’obligeant à s’arrêter de travailler, une frayeur immense à 23 semaines où le bébé très bas avait simplement vidé sa vessie, et un déclenchement médical initialement programmé à 39 SA + 6 pour soulager un organisme épuisé, chaque étape s’est transformée en une victoire sur le destin.

Récit heure par heure d’une journée mémorable

08h00 – L’intuition matinale Le réveil s’accompagne d’un pressentiment étrange et inexpliqué. Alice prend son téléphone et se filme, son regard posé sur son ventre arrondi, en prononçant ces mots : « C’est la dernière fois que je suis enceinte ». Dans la foulée, elle publie sur Instagram une photo de fleurs accompagnée de la légende « journée florale ». Une coïncidence troublante, sans savoir que la petite Flora ferait son entrée dans le monde quelques heures plus tard.

12h00 – Le déclenchement « à l’italienne » Lorsque Renaud rentre de sa séance de sport, le couple partage un moment d’intimité sur le canapé, une parenthèse tendrement surnommée le « déclenchement à l’italienne ». Tout de suite après, Alice ressent une sensation d’humidité. Habituée aux fausses alertes qui ont rythmé ces derniers mois, elle n’y prête pas davantage attention.

14h00 – L’expédition « Big Mama » Malgré ce doute persistant, le quotidien reprend son cours et le couple prend la route vers la jardinerie. Par précaution, Alice glisse une protection. Sur place, la pesanteur se fait sentir : elle marche lentement, multiplie les pauses et perçoit le bébé extrêmement bas. Étonnamment, une grande sérénité l’envahit, contrastant avec la nature anxieuse qu’on lui connaît.

16h30 – Rempotage et décision De retour au domicile, le constat est sans appel : sa culotte est trempée. Pourtant, le couple se lance dans le rempotage de ses plantes. S’apercevant qu’il manque deux pots, Alice suggère de faire un saut « juste pour vérifier » à la maternité de Necker avant de finaliser leurs achats. Ils s’y rendent les mains vides, persuadés de revenir rapidement chez eux.

17h00 – L’aveu de Necker L’examen médical à l’hôpital confirme immédiatement la rupture de la poche des eaux. L’admission est prononcée en raison de marqueurs élevés nécessitant une prise sous antibiotiques, bien qu’Alice ne ressente toujours la moindre contraction.

18h30 – Le départ de Renaud Envisageant un travail classique de 6 à 9 heures pour un premier accouchement, le futur papa repart vers Sèvres afin de préparer et récupérer les valises de maternité.

19h30 – Accélération du travail Le tracé du rythme cardiaque de Flora montre des signes de faiblesse. L’équipe médicale décide d’administrer de l’ocytocine pour accélérer le processus. Alice prévient aussitôt Renaud : les choses sérieuses commencent.

20h15 – La course contre la montre L’auscultation révèle une dilatation rapide à 6 centimètres. La pose de la péridurale est planifiée en urgence. Renaud franchit la porte de la chambre à l’instant précis où le geste médical est posé, assistant à une gestion remarquable des douleurs par sa compagne.

20h45 – La péridurale inutile L’intensité des contractions devient fulgurante. Alice agrippe fortement les mains de Renaud pour traverser la vague douloureuse. À la surprise générale, le col est déjà dilaté à 10 centimètres. Le produit analgésique n’a pas eu le temps de faire effet, imposant un transfert immédiat en salle de naissance.

21h00 – L’arrivée éclair Alors que l’installation se prépare, Renaud s’absente un court instant pour aller aux toilettes. À son retour express, Alice est déjà installée. En seulement 8 poussées énergiques, la petite Flora pousse son premier cri, venant sceller ce parcours extraordinaire.

La victoire d’une mère et l’épanouissement de Flora

L’arrivée au monde de Flora, affichant 2,8 kg pour 49,5 cm, offre un contraste saisissant entre la puissance de l’accouchement et la douceur des premiers instants. Légèrement étourdie par les traitements administrés durant l’effort final, Alice vit un premier coup de panique bien innocent en observant le petit nez légèrement écrasé de son nourrisson. Ce moment d’hésitation s’efface bien vite devant l’intensité des 6 heures de peau à peau qui suivent, une parenthèse suspendue où le temps semble s’être effacé.

La récupération physique apporte elle aussi son lot de moments mémorables. Sujet à d’importantes chutes de tension juste après la délivrance, le corps d’Alice réclame de l’énergie. Alors que Renaud tente de lui proposer des bananes, elle réclame avec une insistance presque obsessionnelle sa tablette de chocolat, véritable symbole de réconfort et de victoire après des années de privations et de doutes.

Aujourd’hui, l’histoire continue de s’écrire sous le signe de l’épanouissement. Malgré les appréhensions initiales liées à son passé médical, l’allaitement s’est imposé comme une évidence naturelle et généreuse. Nourrie exclusivement au sein, Flora s’épanouit pleinement : à 5 mois, ce bébé miracle affiche un poids rayonnant de plus de 8,5 kg, incarnant la plus belle des réponses aux pronostics du passé.