Choisir une orientation, se projeter dans un avenir professionnel et s’attaquer à Parcoursup… Pour beaucoup d’adolescents, ces étapes sont sources d’angoisse intense. Et pour les parents aussi ! On demande à des jeunes encore en construction, émotionnelle, cognitive, identitaire, de prendre des décisions qui leur semblent définitives. Résultat : beaucoup de stress, de blocages, de conflits dans les familles et de découragement.
Comment les accompagner sans projeter nos peurs ni leur mettre une pression supplémentaire ? Comment les aider à faire des choix quand eux-mêmes ne savent pas encore très bien qui ils sont et ce qu’ils veulent ? Anne-Claire de Pracomtal, cofondatrice d’IAMSTRONG, décrypte les enjeux de cette période et nous propose des clés pour accompagner les adolescents au mieux.
Pourquoi l’orientation est si anxiogène à l’adolescence ?
À l’adolescence, le cerveau est encore en maturation, notamment dans les zones liées à la projection dans le temps, à la prise de décision et à l’évaluation des conséquences.
Demander à un ado de « choisir son avenir » revient donc à lui demander quelque chose qu’il n’est pas encore totalement en mesure de faire sereinement, ce qui peut naturellement être angoissant pour lui au regard de la forte pression associée à ces choix.
L’orientation réveille aussi des enjeux profonds :
- la peur de se tromper,
- la comparaison aux autres,
- la crainte de décevoir,
- le sentiment que tout se joue maintenant.
Beaucoup d’ados ont l’impression qu’un mauvais choix les enfermera pour la vie. Or, cette vision est fausse, mais très angoissante.
Parcoursup : une étape stressante, sur le fond comme sur la forme
Parcoursup cristallise souvent des tensions.
Il ne s’agit pas de dire que la plateforme est « mauvaise » en soi, mais plutôt de reconnaître qu’elle confronte les adolescents à plusieurs sources de stress :
- des critères de sélection flous avec une une logique parfois incomprise,
- un calendrier serré,
- une forte pression de l’entourage.
Face à cela, les réactions varient : certains jeunes en font trop, d’autres procrastinent, d’autres encore se ferment complètement au sujet. Ces réactions sont souvent des stratégies de défense face au stress.
Le rôle clé des parents : contenir plutôt que diriger
Quand un ado est perdu, le réflexe parental est souvent de vouloir « l’aider à choisir ». Or, ce dont il a le plus besoin avant tout, c’est d’un cadre sécurisant pour réfléchir. Voici quelques conseils :
Alléger la pression
Évitez les discussions solennelles et anxiogènes. L’orientation se travaille tôt et dans la durée, par petites touches, au détour de conversations ordinaires.
Rassurer sur le droit à l’erreur
Répétez-le : un parcours n’est jamais linéaire. On peut se réorienter, ajuster, changer… Donnez-leur des exemples concrets, il y en a plein autour de nous ! Peut-être même en commençant par vous. Ce message est profondément apaisant.
Valoriser la personne avant le projet
Rappeler l’essentiel ne fait jamais de mal pendant cette période : les qualités humaines, toutes les compétences transversales dont il fait preuve comptent autant, sinon plus, que ses notes et son dossier.
Éviter les comparaisons
Comparer un ado à ses amis, à sa fratrie ou à « l’enfant d’untel est souvent délétère pour sa confiance. Chaque jeune a son propre chemin et avance à son rythme.
Aider un ado perdu… sans le brusquer
Certains adolescents n’ont « aucune idée ». Ce n’est pas un échec, ni un manque de motivation.
C’est souvent le signe :
- d’une difficulté à se projeter,
- d’un manque de confiance,
- d’un brouillard émotionnel.
Plutôt que de chercher un métier à tout prix, il est souvent plus aidant de revenir à des questions simples :
- Qu’est-ce que tu aimes faire ?
- Dans quoi te sens-tu fort ? compétent ? À l’aise ?
- Qu’est-ce qui te donne de l’énergie ?
- Qu’as-tu déjà appris sur toi ?
- Quelles personnes / parcours t’inspirent ?
L’objectif n’est pas de trouver LA bonne réponse, mais d’ouvrir des pistes.
Se faire accompagner
Un regard extérieur peut être précieux, surtout quand les tensions montent à la maison ou que l’angoisse prend trop de place. Coach d’orientation, psychologue, professionnel de l’accompagnement : ces tiers de confiance aident l’ado à mieux se connaître, à mettre des mots sur ses peurs, ses envies, ses blocages… Ils les aident à décortiquer tout cela et à construire un projet réaliste et évolutif.
Chez IAMSTRONG, nous constatons régulièrement qu’un travail d’introspection, de confiance en soi et un focus sur le sentiment de compétence permet aux jeunes de débloquer plus sereinement la question de l’orientation.
Pour aider votre ado à trouver sa voie et développer son potentiel, IAMSTRONG a pensé à tout ! Leurs psychologues et leurs coachs spécialisés proposent un suivi régulier en visio et des activités en ligne pour aider les jeunes à prendre confiance en eux, à dépasser leurs difficultés et s’épanouir.
Rendez-vous sur le site : www.iamstrong.co.

Crédit photo : Jouwen Wang sur Unsplash

