Lecture : le niveau baisse, le rôle des parents grandit : ce que révèle PISA 2025 et comment aider son enfant

PISA 2025 : la lecture des adolescents en difficulté, un signal à prendre au sérieux

Lire une histoire, comprendre une consigne, repérer une information importante dans un article : ces gestes du quotidien mobilisent des compétences qui ne vont pas toujours de soi. Les résultats de PISA 2025, publiés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) le 8 septembre 2026, viennent rappeler l’ampleur du défi. Dans de nombreux pays, les compétences en compréhension écrite des adolescents continuent de reculer.

En France, le constat est préoccupant : seuls 67 % des élèves de 15 ans atteignent le niveau minimal de compétence en lecture évalué par PISA, contre 69 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Plus encore, la proportion d’élèves français en difficulté de lecture a augmenté de 11 points de pourcentage entre 2015 et 2025.

Ces chiffres ne signifient pas que toute une génération ne sait plus lire. Ils soulignent plutôt une difficulté croissante à comprendre des textes, à en dégager les idées principales et à interpréter des informations parfois complexes.

Pour les parents, cette évolution soulève une question essentielle : comment accompagner son enfant sans transformer la lecture en contrainte supplémentaire ? Car si l’école joue un rôle central dans l’apprentissage, le quotidien familial peut aussi contribuer à développer le goût des mots, la curiosité et la confiance en soi.

Source : résultats PISA 2025 de l’OCDE

Pourquoi le niveau de lecture baisse-t-il ?

La compréhension écrite ne consiste pas simplement à déchiffrer des mots. Elle suppose de comprendre le sens d’un texte, de relier différentes informations, de distinguer un fait d’une opinion et de mobiliser ses connaissances pour interpréter ce que l’on lit.

Or, les résultats internationaux de PISA 2025 montrent que la baisse concerne précisément plusieurs de ces compétences. À l’échelle des pays de l’OCDE disposant de données comparables, les scores moyens en lecture ont diminué de 25 points entre 2018 et 2025.

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette évolution, sans qu’il soit possible de l’attribuer à une cause unique.

Des habitudes de lecture qui évoluent

Les enfants grandissent dans un environnement où les contenus numériques sont omniprésents. Vidéos courtes, notifications, jeux et réseaux sociaux proposent des informations rapides, souvent accompagnées d’images et de sons.

Cette consommation n’empêche pas nécessairement de lire, mais elle peut laisser moins de place à la lecture longue et attentive. Comprendre un roman ou un texte documentaire demande en effet du temps, de la concentration et la capacité de rester engagé même lorsque le contenu devient plus exigeant.

L’OCDE relève d’ailleurs une progression de la lecture précipitée : la proportion d’élèves qui lisent rapidement mais répondent de manière inexacte aux questions de lecture a presque doublé entre 2018 et 2025, atteignant 9 % dans les pays de l’OCDE.

Des inégalités qui pèsent sur les apprentissages

Tous les enfants ne disposent pas des mêmes ressources pour progresser. L’accès aux livres, la disponibilité des adultes, le temps consacré aux activités culturelles et les difficultés rencontrées à l’école peuvent influencer leur parcours.

Un enfant qui peine à comprendre un texte peut progressivement perdre confiance, éviter les livres et rencontrer davantage de difficultés dans les autres matières. La lecture est en effet transversale : comprendre un problème de mathématiques, une consigne de sciences ou un document d’histoire nécessite également de savoir lire avec précision.

Parents et lecture : un rôle essentiel, sans devenir professeur à la maison

Face à ces constats, les parents peuvent avoir le sentiment qu’il leur revient de compenser toutes les difficultés scolaires. Pourtant, accompagner son enfant ne signifie ni reprendre les cours chaque soir ni multiplier les exercices.

Le premier levier est souvent plus simple : faire de la lecture une activité familière, agréable et partagée.

Un album lu avant de dormir, une recette suivie ensemble, un article choisi par l’enfant ou une bande dessinée empruntée à la bibliothèque sont autant d’occasions de pratiquer la lecture sans lui donner l’impression de passer un examen.

L’important est de maintenir un contact régulier avec les textes, tout en respectant l’âge, les envies et le rythme de l’enfant. Lire dix minutes avec plaisir peut être plus constructif qu’une longue séance vécue comme une punition.

1. Lire ensemble, même lorsque l’enfant sait déjà lire

La lecture à voix haute n’est pas réservée aux tout-petits. Chez les enfants qui commencent à lire seuls, elle permet d’enrichir le vocabulaire, d’entendre une syntaxe plus élaborée et de découvrir des histoires qu’ils n’auraient pas encore la patience de lire seuls.

Avec un enfant plus grand, chacun peut lire un paragraphe à tour de rôle. On peut aussi écouter un livre audio, puis en discuter.

2. Poser des questions qui donnent envie de réfléchir

Plutôt que de demander uniquement « Qu’as-tu compris ? », mieux vaut ouvrir la conversation : « Pourquoi le personnage agit-il ainsi ? », « Qu’est-ce qui te fait penser cela ? » ou « Comment aurais-tu réagi à sa place ? ».

Ces échanges aident l’enfant à formuler ses idées, à justifier ses interprétations et à revenir au texte pour vérifier une hypothèse. Ils développent aussi son esprit critique, une compétence particulièrement importante à l’heure où les informations circulent rapidement en ligne.

3. Laisser l’enfant choisir ses lectures

Un enfant qui n’aime pas les romans peut apprécier les mangas, les documentaires animaliers, les magazines ou les bandes dessinées. Ces supports sont de véritables portes d’entrée vers la lecture.

L’objectif n’est pas de lui imposer immédiatement un classique de la littérature, mais de lui permettre de découvrir le plaisir de lire. À mesure que sa confiance grandit, il pourra explorer des textes plus variés et plus complexes.

Parent et enfant lisant un livre ensemble pour développer le goût de la lecture

Comment aider un enfant qui rencontre de vraies difficultés en lecture ?

Lorsque les difficultés persistent, les encouragements ne suffisent pas toujours. Un enfant qui lit lentement, confond des informations ou ne parvient pas à raconter ce qu’il vient de lire peut avoir besoin d’un accompagnement plus ciblé.

La première étape consiste à échanger avec son enseignant afin de comprendre ce qui bloque : déchiffrage, fluidité, vocabulaire, compréhension des consignes ou difficulté à maintenir son attention. Selon la situation, un soutien pédagogique complémentaire ou un avis spécialisé peut être utile.

Il est également possible de mettre en place une routine courte et régulière à la maison : lire un passage adapté au niveau de l’enfant, repérer ensemble les mots inconnus, reformuler une phrase difficile et résumer le texte en quelques mots.

Il faut toutefois éviter de comparer ses progrès à ceux des autres enfants. La progression n’est pas toujours linéaire, et la pression excessive risque d’associer la lecture à l’échec.

Si les difficultés sont importantes ou durables, mieux vaut demander conseil à l’équipe éducative et, si nécessaire, à un professionnel compétent, plutôt que de multiplier les exercices sans comprendre l’origine du problème.

VosCours : un accompagnement complémentaire pour reprendre confiance

Lorsque l’enfant a besoin d’explications supplémentaires ou d’un suivi plus individualisé, les cours particuliers peuvent constituer une piste à envisager. Ils permettent de travailler certaines compétences à son rythme, de revenir sur des notions mal comprises et de bénéficier d’un regard extérieur sur ses difficultés.

La plateforme VosCours propose de mettre en relation les familles avec des enseignants et des professeurs particuliers dans différentes matières. Selon les besoins de l’élève, il peut être intéressant de rechercher un accompagnement en français, en lecture ou en compréhension écrite.

Ce site de cours particuliers ne remplace ni le travail mené en classe ni les échanges avec les enseignants. Mais il peut compléter les apprentissages lorsque les besoins sont clairement identifiés. Avant de commencer, il est utile de définir un objectif concret : mieux comprendre un texte, enrichir son vocabulaire ou gagner en fluidité, par exemple.

Redonner à la lecture sa place dans la vie de famille

Les résultats de PISA 2025 rappellent que la compréhension écrite reste un enjeu majeur pour les adolescents. En France, la proportion d’élèves atteignant le niveau minimal de compétence en lecture est passée sous la moyenne de l’OCDE, tandis que les difficultés se sont accentuées depuis 2015.

Face à cette réalité, les parents ne peuvent pas, à eux seuls, résoudre les difficultés du système éducatif. Mais ils peuvent contribuer à créer un environnement où les livres, les histoires et les échanges autour des textes ont leur place.

Cela commence par des gestes modestes : lire ensemble, fréquenter une bibliothèque, discuter d’une histoire ou montrer soi-même que l’on prend plaisir à découvrir un livre. Et lorsque les difficultés s’installent, demander de l’aide assez tôt permet d’éviter que le découragement ne prenne le dessus.

L’enjeu n’est pas seulement d’améliorer les résultats scolaires. Savoir lire, c’est aussi gagner en autonomie, comprendre le monde qui nous entoure et pouvoir se forger sa propre opinion. Donner à son enfant le goût de la lecture, c’est lui offrir une compétence durable, mais aussi une liberté précieuse.