1 mois de grossesse : comment gérer l’attente et la peur de la fausse couche ?

Le tout début d’une grossesse nous rend à la fois infiniment heureuse et extrêmement vulnérable, voire angoissée, en particulier lorsqu’il est l’aboutissement d’un parcours de PMA jalonné d’obstacles et de déceptions. Parce qu’un test de grossesse positif marque le début de l’attente de chaque résultat et examens qui viendront confirmer et rendre réel cet événement : première prise de sang, première échographie, premier mois, premier trimestre… Autant de jalons qui nous amènent à plus de certitudes et plus de sérénité. Mais en attendant, comment continuer à vivre comme si de rien n’était ? Comment gérer l’anxiété, l’attente d’un résultat ou la peur de la fausse couche ? Pour chasser les pensées négatives et s’autoriser à se réjouir, on a demandé à Emilie Berthet*, sophrologue à Paris, de nous donner quelques conseils et exercices à pratiquer en début de grossesse.

La maternité, une épreuve de patience ?

Vouloir devenir mère c’est aussi parfois apprendre à être patiente, accepter d’attendre, subir le mieux possible la lourdeur d’un parcours compliqué… Cela commence même avant la grossesse, lorsque l’on se confronte à son désir d’enfant et au rythme de la nature, ou lorsqu’on est engagée dans un parcours de PMA, et que l’attente devient un leitmotiv au fil des mois… Au cours du premier mois, voire du premier trimestre de grossesse, cette attente peut sembler interminable, remplie de doutes, de tensions et de stress. Voici quelques conseils pour surmonter au mieux ces moments.

1/ Prendre conscience de votre besoin de lâcher-prise

Prendre conscience que le résultat ne dépend pas de nous, et que le mieux que l’on puisse faire pour son bien-être pendant l’attente c’est d’accorder à son corps et à son esprit des moments de calme et d’apaisement.
Pour cela vous pouvez abuser des exercices de respiration. Parce que la respiration est votre principale échappatoire. Elle permet d’évacuer les tensions et de se sentir moins stressée et anxieuse.
En pratique : prenez une grande inspiration en gonflant le ventre et le thorax, mettez les mains derrière votre tête et, en retenant votre respiration, étirez-vous au maximum en fermant les yeux. Puis relâchez en soufflant lentement et en relâchant doucement vos bras.

2/ Apprendre à accepter

Ces moments d’attente et de doute ne sont pas faciles, ils ne sont surtout pas maîtrisables et ne correspondent peut-être pas non plus à ce que vous aviez imaginé comme idéal de maternité, de grossesse. Il faut aussi savoir prendre du recul sur votre situation actuelle, apprendre à transformer un désenchantement en un lâcher-prise.
En pratique : Allongez-vous sur un lit ou canapé, prenez le temps de vous installer dans une position confortable. Puis accordez-vous un vrai temps de réflexion. D’abord sur ce que vous aviez envisagé comme maternité, puis établissez un constat sur votre parcours avec ses forces et ses faiblesses. Prenez un maximum de hauteur pour constater, tout simplement, sans jugement de valeurs ou de remises en question. L’idée est de se rendre compte de ce qu’il en est actuellement du réel chemin parcouru et de relativiser autant que possible.

3/ Apaiser l’anxiété d’une première échographie

Si vous êtes stressée par la première échographie, n’hésitez pas à vous mettre en condition. Donnez-vous du temps pour cette journée, prévoyez un temps pour l’après avec votre conjoint ou une amie, n’y allez pas seule, et n’hésitez pas à faire part de votre anxiété à votre médecin. Vous pouvez même lui demander en amont si vous pouvez mettre un peu de musique pendant l’examen, cela vous permettra peut-être d’être plus détendue.
Si ce n’est pas possible, ce n’est pas un problème, laissez votre imaginaire vous guider en vous préparant en amont.
En pratique : Écoutez, pendant un moment de relaxation, une musique apaisante avant l’examen, visualisez un lieu de réconfort pour vous, un lieu rassurant et assimilez cette musique à ce moment agréable. Pendant l’examen repensez à cette musique et à ce moment pour vous permettre d’être la plus détendue possible.

4/ Gérer au mieux sa relation avec les autres

N’oubliez pas aussi qu’il est important pendant cette période de savoir bien s’entourer. Ne décidez de vous entourer que des personnes que vous souhaitez avoir auprès de vous et aussi acceptez de ne pas voir certaines personnes.
En effet, s’il est trop difficile de parler de votre vécu ou de partager votre parcours, acceptez de laisser passer des invitations, de ne pas voir autant vos amis plutôt que de vous ajouter un stress supplémentaire.

*Emilie Berthet est sophrologue à Paris, formée à la psychologie positive, pour en savoir plus sur ses accompagnements dédiés aux futures et jeunes mamans, rendez-vous sur son site :  www.emilieberthet.fr

Crédit Photo : Olliss / Unsplash