Clarisse Ernoux : son accouchement heure par heure

Clarisse Ernoux, c’est la coach bienveillante qui a décidé de tout changer pour les femmes. Passionnée par la physiologie féminine, elle a créé une méthode douce et puissante, pensée pour toutes les femmes mamans, femmes actives ou simplement en quête d’un sport qui leur ressemble. Son approche repose sur la tonification abdominale, renforcement du périnée et le bien-être global. En bref, Clarisse, on l’a suit sur les réseaux sociaux parce qu’elle est solaire, qu’elle a un corps de rêve et qu’elle donne envie de prendre soin de son corps dans sa globalité. Parce qu’elle sait mieux que personne que trop de pratiques sportives ignorent encore la réalité du corps féminin, Clarisse a voulu combler ce vide avec amour et expertise. Sa mission ? Vous aider à vous sentir forte, épanouie et pleinement à l’aise dans votre corps. Notre mission ? lui laisser la parole…

Journal de bord Clarisse Ernoux 

Lundi 1er mai 2023

Matinée et journée : Je me réveille après une nuit de 12 heures de sommeil. J’ai 26 ans, c’est mon premier bébé et je l’attends de pied ferme car j’ai atteint mon terme. On m’avait annoncé le 5 mai, mais nous sommes le 1er mai et je me sens “grosse comme une patate”. J’en peux plus, j’arrive à peine à marcher. Malgré une petite sortie avec mon conjoint où je sens bien que mes capacités sont limitées, je passe la journée à me reposer, persuadée que rien n’arrivera aujourd’hui tant je me sens calme.

19H00 : je commence à préparer à manger.

20h00 : Au moment de me mettre à table, je ressens une perte de liquide. Ce n’est pas une rupture franche, c’est assez flou, mais c’est inhabituel. J’appelle la maternité de Port Royal à Paris qui me demande de venir immédiatement avec ma valise pour vérifier s’il s’agit du liquide amniotique.

20h30 – 20h45 : Nous montons dans un taxi. Les contractions débutent durant le trajet ; c’est un peu douloureux, mais pour l’instant, cela reste tout à fait gérable.

Vers 21h00 : Arrivée à la maternité. L’examen confirme qu’il s’agit bien d’une fissure de la poche des eaux. Le travail a commencé, mon col est ouvert à deux. On me propose de m’installer en chambre avec la péridurale tout de suite, mais je refuse. Étant sensibilisée à ces sujets, je sais que tant que la douleur est supportable, il vaut mieux rester en mouvement pour aider le bébé à descendre et à se frayer un passage, surtout pour un premier enfant.

22h00 – 00h00 : Comme c’est un jour férié, l’hôpital est très calme. Je passe ces deux heures à faire des tours de parking et à déambuler dans les couloirs, lors que je reviens par intermittence pour le monitoring, je gère mes contractions dans la salle d’attente déserte. Je suis un peu “en PLS” dans l’hôpital, essayant de rester debout, puis assise, pour accompagner le travail.

Mardi 2 mai 2023

01h00 : J’atteins mon maximum de tolérance à la douleur. Je dis : « OK, je veux une chambre et je veux la péridurale, soulagez-moi ».

01h00 – 02h30 : L’anesthésiste est seul de garde et déjà occupé. Je dois attendre environ une heure et demie. C’est le moment le plus difficile : je gère des contractions d’une intensité folle sur mon lit, j’appelle à l’aide et je me tape les mains pour tenter de distraire mon cerveau de la douleur. Je réalise que je ne m’étais pas préparée à un accouchement sans péridurale et je n’avais pas anticipé ce délai d’attente une fois mon seuil de tolérance atteint.

03h00 : L’anesthésiste arrive enfin. Mon col est déjà ouvert à huit, le travail a été efficace. La pose de la péridurale me permet de me détendre totalement. Mon conjoint et moi parvenons à dormir un peu, environ une heure ou une heure et demie. C’est une pause salvatrice avant la phase finale.

04h45 : Je me réveille brusquement avec la sensation que “quelque chose” se trouve entre mes jambes. Je sens que le bébé pousse. J’avais demandé une dose minimale de péridurale car je voulais sentir ce qui se passait sans pour autant souffrir.

04h50 – 05h05 : On appelle la sage-femme qui confirme que la tête est là. La phase de poussée commence et dure environ 10 minutes. C’est un moment stressant car on attend beaucoup de moi ; il faut comprendre comment diriger l’effort vers le bas. J’aurais aimé accoucher sur le côté pour une position plus physiologique, mais pour un premier, on m’impose la position sur le dos.

05h06 : Mon fils naît. Tout s’est merveilleusement passé, mon périnée est intact. Mon premier sentiment n’est pas un amour foudroyant, mais un soulagement physique immense : « Je l’ai fait, c’est terminé, mon corps peut se détendre ». Je suis encore un peu sous le choc de la rencontre, bien que cet amour soit aujourd’hui bien plus fort que lors de ces premières secondes.

05h06 – 06h00 : Premier peau à peau. Je commence à essayer de l’allaiter, mais je galère vraiment car il ne prend pas bien le sein. On comprendra qu’il a la mâchoire un peu bloquée car il a buté contre mon coccyx pendant la descente.

06h00 – 08h00 : Installation en chambre. C’est le début d’une “parenthèse enchantée”. Nous découvrons notre bébé, nous l’habillons. Nous restons dans notre bulle, tous les trois, savourant ces instants avant d’annoncer la nouvelle au reste du monde à leur réveil.

Conclusion de mon expérience : Je suis convaincue que « le savoir, c’est le pouvoir ». Il est essentiel que les femmes s’informent, comprennent comment leur corps et leur bassin fonctionnent pour rester actrices de leur accouchement, quel que soit leur choix médical. Le mouvement est la clé pour accompagner son corps. 
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Crédit photo : Louise de Metz