J’ai testé : une experte du sommeil pour aider mon bébé à faire ses nuits

Les nuits trop courtes, les biberons à 4h du matin, les petites améliorations et les grands pas en arrière… Tout jeune parent connaît le manque de sommeil et la fatigue qui s’accumule les premières semaines : mais si certains bébés font leurs nuits tôt et sans trop d’encombres, pour d’autres la quête du sommeil peut prendre beaucoup plus de temps. Cela a été mon cas avec mon fils, né en avril 2017, qui à 14 mois ne faisait toujours pas ses nuits. J’ai décidé en désespoir de cause de faire appel à une experte du sommeil pour me faire accompagner en juin dernier. Une expérience qui a changé ma vie, ou tout au moins mes nuits…

Ma fille aînée a fait ses nuits assez tôt, autour de 2 mois, et si elle a eu du mal à s’endormir seule pendant de longs mois, les nuits en elles-mêmes étaient plutôt sereines. Quand mon fils est né, j’étais très confiante : j’étais plus à l’aise qu’avec mon premier bébé, j’étais déjà passée par là, on s’est vite dit avec son papa que l’affaire des nuits serait rapidement réglée. Quatorze mois plus tard, échec total ! Mon fils continuait à se réveiller au moins une fois par nuit, autour de 4-5h du matin, hurlant jusqu’à ce qu’on lui donne un biberon, avant de se rendormir généralement dans notre lit. Bien sûr, il y a eu des phases plus ou moins dures : quelques semaines de sommeil serein, le temps de souffler un peu avant d’enchaîner sur un mois sans une seule nuit complète, le tout sans aucune raison apparente…

Des mois pour tout essayer, sans résultats

J’ai hésité plusieurs mois avant de consulter un spécialiste. Le temps d’entendre absolument tout et son contraire : « c’est parce que tu l’allaites, tu verras en passant aux biberons il dormira immédiatement » (figurez-vous que non, absolument pas !) ; « laisse-le pleurer » (on a testé, plusieurs fois, sans aucun effet positif, à part plus de stress pour tout le monde) ; « il doit dormir dans sa propre chambre » (ce qui a été le cas à partir de ses 6 mois, sans aucun impact sur la qualité de son sommeil, mais avec un impact significativement négatif sur le nôtre, avec les allers-retours à faire à travers la maison au milieu de la nuit…), « il ne mange pas assez » (on a augmenté les quantités du soir, avec céréales dans le biberon, petits pots, compotes, yaourts, bref, on a tenté de gaver ce bébé sans aucun effet non plus), « c’est à cause de la tétine/du doudou/de la veilleuse, etc. »

« Je n’avais plus rien à perdre »

J’ai discuté avec ma pédiatre, qui trouvait normal que mon bébé se réveille à 5h tous les matins : « il se couche à 19h, il a certainement faim, et puis vous avez de la chance, il se rendort jusqu’à 7h, ce qui n’est pas le cas de tous les enfants ». Certes… J’ai cherché des conseils auprès de la crèche, de ma mère, de mes amis, de Google… On peut dire que j’étais passablement désespérée, mais également résignée : mon bébé se réveille, je n’y peux manifestement rien, j’ai testé tout ce qui était en mon pouvoir, advienne que pourra !

Et puis début juin, finalement, j’ai franchi le cap : je n’avais rien à perdre en appelant une experte du sommeil (on les appelles aussi « coach », « spécialiste » ou « conseillère »), à part un peu d’argent et 1h30 au téléphone ; après 14 mois sans sommeil, le risque me paraissait très acceptable.

Une experte du sommeil, pourquoi pas ?

J’ai découvert Kelly Champinot via un communiqué de presse reçu sur la boîte mail des Louves : elle m’y présentait sa structure, baptisée Bébé et confidences, qui propose un accompagnement personnalisé avant la naissance du bébé mais aussi après, avec des accompagnements sur le sommeil de l’enfant. Le prix : 50 euros pour une heure de consultation par téléphone (un tarif très raisonnable si on le compare à d’autres spécialistes du sommeil parisiens) ; sa photo m’a inspiré confiance, il ne m’en fallait pas plus : j’ai décidé de prendre rendez-vous avec elle pour la semaine suivante, me rendant compte que je n’osais pas espérer que ça fonctionne mais que paradoxalement je misais désormais tous mes espoirs sur elle !

Le Jour J, la consultation s’est déroulée par téléphone (on peut le faire sur Skype également). Kelly m’a d’abord demandé de lui raconter une journée type de mon fils sur 24h, en détaillant particulièrement le moment du coucher et les réveils nocturnes.

 

Apprendre à son bébé à faire ses nuits
Apprendre à son bébé à faire ses nuits

Le diagnostic

Cela lui a suffi pour détecter deux problématiques :
1/ Mon fils était en déficit de sommeil : siestes trop courtes et irrégulières à la crèche, coucher trop tard le soir, lever trop tôt.
2/ Il fallait revoir ses conditions d’endormissement : un tout petit détail à changer, auquel je n’aurais jamais pensé…

L’ordonnance de Kelly

On a d’abord revu ensemble entièrement le rythme des journées de mon fils : Kelly m’a expliqué que sa sieste du matin devait durer au minimum 1 heure (il n’était pas rare qu’il dorme à peine 30 minutes) et celle de l’après-midi 2 heures, pour qu’il ait son « quota » de sommeil pendant la journée. Il fallait aussi que je décale ses heures de coucher : 9h30 au lieu de 10h30 pour le matin, et pas après 13h30 pour l’après-midi. Pour le soir, pas après 20h. Kelly m’a expliqué que plus un enfant dort, plus il dormira, il faut donc enclencher un cercle vertueux avec les siestes, qui se répercuteront nécessairement sur la qualité des nuits… Moi qui partait du principe qu’un enfant qui se réveille d’une sieste n’est plus fatigué, Kelly m’a expliqué qu’au contraire, il ne fallait pas hésiter à le recoucher si la sieste avait été trop courte : je ne savais pas trop comment m’y prendre pour le rendormir, et elle m’a donné des clefs pour lui apprendre à rattraper « le train du sommeil ». J’en ai retenu trois, que j’ai appliquées consciencieusement une fois à la maison :

3 clefs pour retrouver un bon cycle de sommeil

1/ Quand il pleure au milieu de sa sieste, venir le voir et lui expliquer gentiment qu’il n’est pas encore l’heure de se lever, qu’il est encore fatigué et qu’il doit encore dormir, avant de sortir de la chambre ;

2/ S’il pleure à nouveau, faire la différence entre les pleurs basiques et les pleurs intenses (ceux qui expriment la détresse du bébé) : si ce sont des pleurs basiques, le laisser pleurer, c’est sa façon à lui de chercher le sommeil. En revanche si ce sont des pleurs intenses, ou si les pleurs basiques se transforment en pleurs intenses, cela signifie que le bébé ne saura pas se calmer seul et qu’il a besoin d’être rassuré : Kelly conseille alors de le laisser pleurer 30 secondes avant de revenir dans la chambre, le prendre dans mes bras, lui expliquer à nouveau qu’il doit trouver le sommeil, que je veille sur lui mais qu’il doit encore se reposer, le reposer dans son lit et ressortir. Répéter l’opération jusqu’à ce qu’il se rendorme.

3/ Garder à l’esprit que le train du sommeil passe toutes les 30 minutes pour un bébé : il est donc normal que mon bébé ne se rendorme pas immédiatement, il doit rattraper un cycle du sommeil qui va arriver. Avoir cette idée en tête permet de mieux comprendre la mécanique du sommeil et de moins culpabiliser pendant les larmes.

En pratique, j’ai dû appliquer cette méthode 3 ou 4 fois le premier week-end, pour les siestes et pour les nuits : à chaque fois mon fils s’est rendormi au bout de quelques minutes, ses pleurs se tarissant très rapidement. Nous n’y croyions pas avec mon mari !

Le rituel d’endormissement

L’autre point qui bloquait avec mon bébé : son rituel d’endormissement. Depuis qu’il était tout petit, nous lui donnions son dernier biberon dans sa chambre juste avant de le coucher, pour lui offrir un environnement calme (loin de sa sœur et de ses chants dans le salon, notamment…). Erreur ! Kelly m’a rappelé que le contexte d’endormissement du bébé allait influencer sa capacité à se rendormir seul lors des réveils nocturnes : lors de ses réveils à 4h du matin, mon fils réclamait un biberon non pas parce qu’il avait faim, mais uniquement parce qu’il avait intégré la logique « biberon = dodo ». Il me fallait simplement changer cette association en lui donnant son lait hors de sa zone d’endormissement.

Je dois avouer que quand Kelly m’a fait cette recommandation, je n’ai pas cru une seconde que ce simple détail allait changer quoi que ce soit… Mon mari était aussi incrédule que moi. Reste que nous avons appliqué consciencieusement les conseils de Kelly : biberon dans le salon, une fois dans la chambre comptine (ou histoire), câlin et au lit. La première nuit, mon fils s’est réveillé à 5h, comme d’habitude. Nous avons tenu bon, l’avons rendormi selon la méthode de Kelly, et sans lait ! Idem la deuxième nuit. Et, miracle, la troisième nuit fut la bonne. Vraiment. Nos nuits sont ininterrompues depuis 1 mois et demi, mon fils a trouvé son rythme et nous avons retrouvé le sommeil…

Verdict

Après près de 6 semaines, le verdict est sans appel : suite à ma consultation avec Kelly, mes nuits ont radicalement changé. En 3 jours le rythme de mon fils a été complètement modifié, grâce aux conseils qu’elle m’a donnés. Si c’était à refaire ? Je ne changerais rien, excepté un détail : je n’attendrais pas les 14 mois de mon bébé pour l’appeler…

Si vous voulez en savoir plus sur Kelly Champinot et les accompagnements qu’elle propose aux jeunes parents, rendez-vous sur son site www.bebeetconfidences.com.

Vous voulez tester ?

Vous êtes nombreuses à nous avoir posé des questions sur la méthode de Kelly alors nous avons imaginé avec elle une offre pour les lectrices des Louves : pour tout achat d’un coaching individuel (soit 1h par téléphone, la formule que j’ai testée à 50 euros) et d’un coaching de suivi (soit une séance de 30 minutes à 20 euros pour faire un point quelques semaines après l’application de la méthode), Kelly propose de vous offrir une deuxième séance de coaching de suivi : une façon d’entamer le changement de façon plus sereine avec votre bébé, et de poser absolument toutes vos questions à Kelly… Pour bénéficier de cette offre, dites lui simplement que vous venez de la part des Louves.
(Offre valable jusqu’au 30 septembre 2018)